Amour vache


Lundi 28 mai 2007


Les bobos sont-ils les nouveaux prédateurs de la classe populaire Parisienne ? La question peut désormais se poser au vu de la transformation inexorable de certains quartiers de la Capitale.
C’est en fait sur ces terres ancestrales de l’Est Parisien que le Pauvre se retrouve menacé par la surenchère immobilière, la vente à la découpe, et la perte de repères.
Peu à peu le profil sociologique d’un quartier se transforme au profit d’une classe économiquement supérieure ; on parle de gentrification.

Les gentils gentrificateurs bobos qui ne se retrouvent pas dans le cercle urbain estampillé Ump des beaux arrondissements, dénichent les quartiers à bon rapport qualité prix pour y réhabiliter l’habitat et de ce fait pousser progressivement les classes populaires hors de Paris.

Le bobo se retrouve donc malgré lui en partie responsable de l’éviction du peuple hors du centre ville, un paradoxe, qui relève somme toute de l’amour vache, celui qui honteusement nous gratifie d’une honorabilité économique, mais qui nous dépouille de toute considération sociale.


2 commentaires:

Chondre a dit…

J’ai grandi dans le 19ème arrondissement entre la rue des Pyrénées et la rue de Belleville et mon quartier est en train de crever à petit feu. Dans ce cas bien précis, les classes populaires ne sont pas mises à la rue. Les vieux habitants qui bénéficiant encore de loyers type 48 meurent et sont remplacés par des plus jeunes obligés de prendre des emprunts sur trente ans. Ils ne sont pas plus friqués que les vieux qu’ils remplacent car ils se saignent pour rembourser. Je ne sais pas si ce phénomène est juste une question de mode. Juste un besoin de trouver une habitation avec le meilleur rapport qualité prix sur Paris. Dans mon nouveau quartier, par contre, ça sent le bobo à plein nez. J’en suis peut être un. Bohème, certainement. Bourgeois, surement pas.

Fils de La République a dit…

Oui et avec la nouvelle mesure sur les intérêts d'emprunts les prix risquent de grimper..