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Harvey Milk, comme du petit lait


Dimanche 15 mars 2009

Je sors de la salle de projection, mais j’y suis encore. Harvey Milk ou la magnificence d’un art.
Pour Sean Penn déjà, qui pénètre entièrement son personnage, like a virgin.
Pour James Franco aussi, la trentaine solaire, qui tisse désormais sa toile loin du jeune homme araignée.
Pour Gus Van Sant enfin, qui nous donne envie de continuer les combats, armés de souvenirs.
Le film reprend les huit dernières années de la vie de Harvey Milk, qui dans les années 1970 fut le premier homme politique américain ouvertement gay à accéder à des fonctions officielles à San Francisco.
L’engagement public pour défendre la cause d’une minorité rend son auteur éclatant et dévoué, comme un amant héroïque.Et moi, en quasi mauviette, je lutte juste pour retenir mes larmes.

King Kong en a t-il une grosse ?

Samedi 2 février 2008

Hier soir j’ai tenté de percer les mystères de Skull Island, à l’est de Sumatra. J’y ai découvert le monde de Kong, une armoire à glace de gorille, prête à tout dévaster sur son pas
sage et dont le simple reflet vous terrorise.
Cependant, j’ai rapidement commencé à me masturber l’esprit sur la question suivante: Kong a-t-il tout bonnement une bite ?
Ce n’est pas tant la grosseur de son organe pénien qui m’a donc titillé la cervelle, mais plutôt l’existence même d’un tel appendice.
En effet, quand on y regarde de plus près, l’entre-jambe de notre viril et attachant gorille ne semble à peine mieux étoffée que celui d’une Barbie doctoresse ou même de Barbie chauffeur de poids lourds. J’ai donc mené ma petite enquête et je dois dire à mon grand regret que la montagne a accouché d’une souris.
Car queue que nenni, tel un Ken sacrifié sur l’autel du puritanisme pubien, notre créature de légende semble asexuée et je défie quiconque de collecter la moindre preuve sur la présence d’un éventuel zizi mégaprimatus.
Kong, c’est bien la peine de te la jouer macho en haut des tours jumelles, de kidnapper de belles blondes plantureuses ou de nous faire les yeux doux en nous promettant jungles et merveilles si tu n’as rien dans la culotte.
Je pensais que tu avais un peu plus de couilles que ça pour baiser les salauds d’humains qui t’ont finalement mis à mort.

Seuls sans Heath Ledger


Mercredi 22 janvier 2008

Ton secret tu vas l’emporter six pieds sous terre, là où l’ascension d’un jeune acteur d’Hollywood est réduite à de la poussière. Comme dans une mauvaise série, tu te désagrèges en plein envol et nous laisses des retombées pelliculées que certains vont se passer en boucle.
Arrête ton cinéma, à vingt huit ans tu avais la vie devant toi, pourtant le film de ton existence se projette comme un court métrage.

Sit down

Vendredi 4 janvier 2008

En 1968, De Funès stigmatise déja le racisme et j'adore sa femme...

Spiderblackman

Lundi 14 mai 2007

Bon, pour la version black de Spiderman faudra patienter un peu...

Croissants rouges

Samedi 24 mars 2007

En ce week-end de Sidaction, je vous présente le clip écrit et réalisé par mon pote Fabien ( le boulanger ).
Souhaitons lui une longue vie de cinéaste.



Faites vos jeux

Vendredi 16 mars 2007

Témoins à charge

Jeudi 15 mars 2007

André Téchiné aime la jeunesse. Il la transcende au début du film et la transfigure ensuite avec tact et retenue.
Les Témoins est un film magnifiquement bouleversant d'où la lumière jaillit avec majesté.
je n'ai pas versé une seule larme et je me demande encore comment j'ai pu maitriser le ruisseau lacrymal qui noyait ma cornée.

Un peu osé

Samedi 3 février 2007

Bien avant Huit Femmes; une Robe D'été. Un court Métrage de François Ozon.


Petite leçon d 'Espagnol ( interdit au moins de 12 ans)

Samedi 6 janvier 2007


Babel et la mesquinerie



Lundi 18 décembre 2006


Samedi soir, 18H15, cinéma UGC Orient Express, le petit écran bleu situé au dessus de la caisse unique indique qu’il ne reste que six places pour le film que nous convoitons.
Dans l’urgence, j’informe mon accompagnateur du risque évident de la séparation. A quoi bon se rendre au Cinéma avec un garçon choisit, si c’est pour se retrouver coincé entre un post ado élevé au pop corn et un sexagénaire opulent qui squatte irrémédiablement les accoudoirs.
Finalement nous tentons le coup. En pénétrant dans la minuscule salle sombre, nous balayons du regard le court horizon qui s’offre à nous, tels des chats errants à la recherche d’un territoire.
Soudain l’avenir s’éclaircit. Un rang présente deux places que tout oppose mais que nous espérons rapidement réunir. Je sollicite alors la bienveillance de mes congénères afin de combler l’espace vide et dégager une paire de fauteuil.
La ligne s’exécute sans un mot et je suis presque gêné par cette obéissance enfantine et passive.
Deux personnes arrivent, le rang qui nous précède présente la même configuration que la notre; deux places isolées, nécessité de faire migrer les populations.
Mais la rangée est rebelle, agacée, ces messieurs dames disent être déjà bien installés et ne pas pouvoir supporter un déplacement latéral d’à peine quarante centimètres.
Le couple capitule, un autre se présente. Et rebelote, même refus, même égoïsme. Le rang ne bougera pas. Ils ne bougeront pas. Le second couple bat aussi en retraite préférant une sortie honorable face à l’ineptie.
Quelle petitesse d’esprit. Pourquoi pousser le sens de la propriété fusse t-elle éphémère, jusqu'à ne pas vouloir abandonner un fauteuil qui semble déjà en leur possession au bout de dix minutes.
Le film débute, superbe, le Maroc, le Japon, la souffrance se mêle à l’ouverture vers la compassion. Photographie remarquable accompagnée d’une musique sublime.
Sur ma gauche un vieux monsieur semble pris d’un toc qui lui fait remuer un bout de papier plastique de manière intempestive. Les scènes bruyantes de Babel ne sont que des occasions pour assouvir son action, les silences, des frustrations qui étouffe sa souffrance.
Devant, sur le coté, je me sens brutalement muselé par la stupidité et la pathologie de mes voisins.
Emmaillotés dans vos certitudes qui rapportent tout à vous, j’ose espérer que Babel vous a un peu bousculé dans votre incapacité à faire exploser les cadres de vos petites habitudes mentales.